JEAN-LUC GANTNER

 

Artiste plasticien

 

J’ai d’abord pratiqué L’alpinisme et l’escalade de haut niveau dans des conditions de vie assez proches de celles d’un vagabond, couchant dehors et en ne vivant à peu près de

rien, que pour grimper. J’ai ensuite travaillé à la pige dans les journaux, puis entrepris de créer les miens (deux titres de presse…) avant de décider de reprendre la route, seul

avec un appareil photos. Très vite, le reportage a occupé tout mon temps durant plusieurs années, pendant lesquelles j’ai parcouru des régions en guerre et toutes sortes

de situations de conflits dans les pays de l’Est à l’époque de la fin de l’union soviétique (l’indépendance des pays baltes, la guerre de Yougoslavie, la Moldavie…) Le reportage,

mais aussi la philosophie et la poésie pour supporter le monde en vrac, l’absurdité de la condition humaine et les effets de toutes sortes de pouvoirs exorbitants… Du reportage

photo au documentaire de cinéma et au grand reportage de télévision, cette nouvelle aventure s’est imposée d’elle-même. L’Europe, l’Afrique, l’Inde ou encore l’Asie mineure…

la caméra m’a permis de voyager dans beaucoup d’endroits du monde en marge des larges trajectoires touristiques habituelles. Mais là n’est pas l’important. Ce fut pour moi l’époque de la « belle »

vie parisienne, celle des grands projets dans le métier d’auteur réalisateur de films, et celle des rencontres qui marquent le restant de sa vie.

Quant à l’art ; il m’a accompagné depuis mon enfance ; depuis que ma mère m’avait emmené très jeune à Beaubourg voir Arman . A 13 ans, alors que j’adorais plus que tout dessiner, une personne

de l’administration du Louvre chez qui je vivais, m’avait permis cette chose insensée de courir un soir sous la Victoire de Samothrace et à l’étage des italiens, musée fermé.

La beauté et la puissance des mondes intérieurs, confondus dans l’esthétique des formes pour en incarner l’essence, m’ont convaincues du seul chemin à suivre, entièrement dédié à cette pratique de création artistique.

Je suis  convaincu de cette seule et unique philosophie à observer, nietzschéenne. Je veux dire considérant les « structures » à distance, plutôt en anthropologue qu’en jouisseur, et seulement pour mieux réussir à tracer ma propre expérience… en toute indépendance. Cette idée fixe que la vie ne vaut d’être vécue qu’en homme libre.

 

 

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